Robert Schumann



Sa pathologie

Né le 8 juin 1810 à Zwickau (Saxe).
Décédé le 29 Juillet 1856 à Endenich (près de Bonn).
Âge : 46 ans.
Repose à Bonn.
Signe du Gémeau .
Cause du décès : Paralysie générale évolutive, suite d'une maladie syphilitique.

Principales maladies

1830 : Contagion syphilitique, il a vingt ans !
Traumatisme parétique de la main droite,
de l'index et surtout du majeur de la main droite,
à la suite d'un traitement intempestif d'élongation et de ligature mécanique.
Il s'en est suivi un handicap définitif de cette main droite.
Il est réformé pour cette raison.
Il souffre de myopie.
1831 : Il est soigné pour une plaie morbide à la verge. Syphilis ?
Attirance vers l'alcool.
Vertiges fréquents, malaises répétés.
Nombreuses périodes dépressives, avec angoisses et peur de la mort.
Insomnies fréquentes.
Il entreprend plusieurs cures thermales pour se refaire une santé.
Il fait également quelques cures de magnétisme,
1850 : progressivement, il souffre de troubles auditifs divers, variés et curieux.
Il distingue mal les sons, il subit des acouphènes :
En particulier, il entend toujours le même son : le la.
1852 : Détérioration de son état général,
Déchéance physique et mentale.
Nombreux tics, de la tête et de la bouche.
Aggravation de son caractère.
1854 : Interné dans un asile à Endenich, près de Bonn.
Hallucination multiples, surtout visuelles et auditives.
Décède des suites de sa paralysie générale,
Dans un état de déchéance totale, physique et mentale.
Il meurt le 29 juillet 1856, à l'âge de 56 ans.

C'est un être d'une grande sensibilité, connaissant l'amour véritable, mais souvent contrarié, et forcé de résignation. Clara, sa femme, a été pour lui d'un grand soutient, car il était nerveusement et psychiquement très fragile. Son père, déjà, souffrait de troubles nerveux, et sa mère était une hypersensible. L'une de ses sœurs s'est suicidée.
C'est le musicien romantique par excellence. "Frauenliebe und Leben".
Il est évident que sa maladie syphilitique altère son génie, et paralyse progressivement sa création. Il est conscient de son état, et demande lui-même à être interné. Son ami Brahms va l'aider à vivre le mieux possible les derniers mois de sa vie à l'asile d'Endenich, près de Bonn.