Hugo Wolf



Sa pathologie

Né le 13 mars 1860 à Windischgraz (Autriche).
Décédé le 22 février 1903 à Vienne (Autriche).
Âge : 43 ans.
Repose à Vienne.
Signe des poissons .
Cause du décès : pneumonie terminale.

Principales maladies

Grande instabilité.
Hypersensibilité auditive.
1872 : Fracture du poignet.
1877 : Contagion syphilitique.
1878 : Noyade, évitée de justesse.
1886 : Traumatisme de l'œil.
1887 : Fracture du tibia.
Nombreux refroidissements.
Coryzas fréquents.
Laryngites, bronchites, toux incessante.
Angines, otites,
Nombreuses périodes fébriles.
Corps étranger (suie) dans l'œil.
Conjonctivites.
Signe d'Argyl-Robertson (pupilles serrées, signe syphilitique).
Insomnies. Périodes de grande fatigue.
Crises névrotiques compliquées de :
Irritabilité, susceptibilité, mégalomanie.
Hallucinations.
Vertiges, déséquilibres.
Tabes (paraplégie de nature syphylitique).
1896 : Paralysie générale progressive, suite de la syphilis.
Nouvelle tentative de suicide : il risque la noyade.
1897 : Interné en hôpital psychiatrique.
1903 : Pneumonie terminale.
Il décède le 22 février 1903, à Vienne, âgé de 43 ans.

Précoce, il apprend le piano et le violon avec son père. Fervent de l'école buissonnière, chassé successivement de trois écoles, il est plutôt autodidacte.
Il progresse rapidement et devient bientôt Kapellmeister à Salzburg.
C'est un révolté, un passionné de Wagner.
Exalté, hypernerveux et d'un caractère difficile, cela ne l'empêche pas de composer toute une série de Lieder émouvants et passionnés.
Il admire Schubert et Schumann, qu'il essaye d'imiter, en mettant en musique une quantité de poèmes de Möricke et de Goethe.
C'est lui-même qui insiste pour être interné en hôpital psychiatrique, comme l'avait fait aussi Schumann. Comme pour ce denier, sa fin est dramatique : souffrances, déchéance totale, physique et mentale.
Il décède à Vienne, le 22 février 1903, et repose aux côtés de Beethoven et Schubert, au quartier des musiciens du Central-Friedhof.